Le genre documentaire en danger: Réponse aux psychanalystes

Le genre documentaire en danger: Réponse aux psychanalystes

Par Sophie Robert, réalisatrice du film
LE MUR, ou la psychanalyse a l’épreuve de l’autisme

Depuis plusieurs semaines, et suite à la diffusion sur internet de mon film LE MUR OU LA PSYCHANALYSE A L’EPREUVE DE L’AUTISME visible sur le site de l’association Autistes Sans Frontières, et dont je fais une présentation ici, je fais l’objet d’attaques personnelles, d’accusations graves et autres tentatives de dénigrement: « Tromperies », « manipulations », « pure escroquerie », autant d’atteintes à l’honnêteté de mon travail et partant, à mon honneur et à ma probité, puisque c’est mon éthique personnelle de réalisatrice qui est ainsi mise en cause par voie de diffusion au public sur France culture et sur internet.

Pour faire bonne mesure, trois des psychanalystes interviewés, membres de l’Ecole de la Cause Freudienne (Esthela Solano, Alexandre Stevens et Eric Laurent) ont également attaqué l’association Autistes Sans Frontières et moi-même en tant que réalisatrice du film et gérante de la société Océan Invisible Productions, en vue de faire interdire sa diffusion et de nous réclamer des dommages et intérêts faramineux: 290 000 euros, assortis de 15 000 euros par jour d’astreinte à dater de la censure éventuelle du film.

Ces psychanalystes ont préféré attaquer ma probité et faire croire à une manipulation pour chercher à censurer, plutôt que de répondre sur le fond aux questions soulevées par ce film: à savoir les théories et la pratique analytique dans le champ de l’autisme.

Je vais leur répondre dans le détail, mais il me faut avant tout faire une mise au point sur le métier de réalisateur de documentaire, dont les adversaires du film Le Mur n’ont visiblement pas une bonne définition et dont ils contestent la nature même.

Si le genre documentaire laisse une grande part à la créativité du réalisateur, il s’appuie avant tout sur le réel. Le documentaire a vocation à montrer la réalité sous un certain éclairage que le documentariste choisi. Mais le fait de montrer le réel sous un certain regard n’a rien à voir avec le fait de le dénaturer, le modifier à l’insu du spectateur. Une telle démarche de tromperie est en effet condamnable et ne relève pas du genre documentaire. Elle est en outre incompatible avec la démarche et l’esprit du documentariste.

Or je suis précisément accusée d’avoir « falsifié » la réalité, en l’occurrence le propos des personnes interviewées. Or je confirme et je démontre que je n’ai pas dénaturé les propos des personnes interviewées dans le film, dont j’ai fidèlement respecté la teneur. En fait, les accusateurs confondent le fait de montrer le réel sous un angle choisi par le réalisateur et dénaturer, transformer celui-ci. En cela, les accusations portées à mon encontre le sont à l’encontre de toute une profession.

Par opposition à la fiction, où tout est fabriqué, le documentaire filme la vraie vie des gens, pas des comédiens qui jouent un rôle. La valeur documentaire d’un film repose justement sur la capacité du réalisateur à traduire ce réel, à être au plus près de la vérité, pour ensuite la transmettre (artistiquement si possible) au plus grand nombre.

Traduire la réalité répond au souci d’informer le spectateur de l’œuvre, collecter de l’information en vue de sa diffusion au public, c’est en cela que réaliser un documentaire rejoint le métier de journaliste tel que l’entend le Conseil de l’Europe, institution responsable de la Cour européenne des droits de l’homme.

Sur le plan de l’éthique du documentaire, ce travail ne consiste donc pas à faire une hagiographie béate des personnes interviewées mais à tâcher d’être au plus près de ce qu’elles sont vraiment, de la manière dont elles pensent, dont elles éprouvent leur message, en gardant à l’esprit le décalage toujours possible entre une partie du discours et une autre partie du discours, ou entre le discours et la réalité de leurs actes. La vérité du sujet est aussi importante pour les documentaristes que pour les psychanalystes.

À travers leurs témoignages dans le document de la CIPPA, messieurs Laurent Danon-Boileau, Bernard Golse, Pierre Delion et madame Christine Loisel-Buet, mais aussi madame Caroline Eliacheff, chroniqueuse sur France Culture, et monsieur Aldo Naouri, suite à la publication de mails privés sur son site Internet, ainsi que madame Esthela Solano et messieurs Alexandre Stevens et Eric Laurent qui m’attaquent en justice, révèlent qu’il n’ont visiblement pas la même définition du film documentaire que ce que l’on entend habituellement en démocratie, puisqu’ils qualifient de dénaturation et tromperie tout travail de montage d’un film documentaire.

C’est donc bien l’ensemble du genre documentaire qui est visé par ces attaques, et c’est bien ce genre d’expression, mais aussi d’information au public dont l’existence est dangereusement contestée en justice.

Je renvoie le lecteur aux réponses individualisées dans ce même texte. Enfin, et puisque cela relève aussi de ma défense, je fournis ici un décryptage de l’argumentation de la CIPPA. Cette association de psychanalystes laisse en effet entendre qu’il existerait une nouvelle psychanalyse dans le champ de l’autisme, éclairée, ouverte aux neurosciences et aux traitements élaborés et pratiqués dans le reste du monde depuis de longues années; une psychanalyse moderne, ouverte sur le monde, en opposition à une psychanalyse gardienne du temple et désuète.

C’est ce que j’ai longtemps cru. Mais la réalisation de près de 60 heures d’interviews de psychanalystes m’a permis de réaliser qu’il n’en était absolument rien.

Dans le meilleur des cas, la CIPPA s’illusionne sur elle-même, et dans le pire des cas, elle cherche à habiller la prise en charge psychanalytique de l’autisme dans un atour marketing destiné à la sauver aux yeux des autorités et de l’opinion publique.

Le gouvernement vient d’accorder le label Grande Cause Nationale 2012 au collectif d’associations « Rassemblement pour l’autisme ». Toutes m’ont exprimé leur soutien, parce que les propos qui sont tenus dans LE MUR corroborent leur vécu et qu’ils souhaitent que cela cesse. L’association AUTISTES SANS FRONTIERES qui est poursuivie en justice avec moi, est un des leaders de ce mouvement. La plus importante des associations françaises dédiées à l’autisme, AUTISME FRANCE dénonce depuis plus de vingt ans les conséquences sanitaires catastrophiques de la prise en charge psychanalytique de l’autisme.

Alors mesdames messieurs les psychanalystes, vous êtes maintenant face à un choix: me poursuivre en justice comme vos trois collègues de l’Ecole de la Cause Freudienne, ou bien assumer enfin vos propos, vos pensées et vos actes.

Sophie ROBERT
Lille, le 21 décembre 2011

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31 réflexions au sujet de « Le genre documentaire en danger: Réponse aux psychanalystes »

  1. impressionnant, tout devient très clair…
    je copie ici le temoignage d’un proessionnel de santé

    Serge Christin

    Psychologue en exercice dans le secteur Médico – Social

    En tant que psychologue en exercice dans le secteur médico social depuis 1985 j’atteste que dans ce milieu, l’imposture psychanalytique, pratique verbeuse maladive qui défie la raison et tourne le dos à la science de façon délibérée depuis un demi-siècle, occupe encore aujourd’hui une place très largement dominante.

    Durant toute ma carrière, j’ai lu et entendu l’immense majorité des « psys » français qu’ils soient modestes ou de renom, déblatérer le genre d’inepties prononcées dans le film « Le Mur » et que s’approprient sans esprit critique les éducateurs spécialisés, travailleurs sociaux et même des rééducateurs qui abandonnent les fondamentaux de leur métier pour se livrer à ce freudo-lacanisme qui abolit toutes les frontières de compétence.

    Ce délire pseudo scientifique séculaire qui fait de la France, pays des Lumières, la risée du monde est encore le socle majoritaire de tous les enseignements dispensés notamment en psychologie, dans les écoles d’éducateurs et dans les centres de formation.

    Je ne connais pas un domaine au sein duquel règne et se cultive une bêtise, une ignorance et un obscurantisme aussi consternants.

    Je soutiens totalement Sophie ROBERT et « Autistes Sans frontières » pour « LE MUR » qui mérite la Palme d’Or du documentaire ainsi que les Associations et les personnalités scientifiques parmi lesquelles il y a des psychologues et des psychiatres éclairés qui en ont assez de voir le destin des patients livrés à ces charlatans.

    Lorsque étudiant, j’étais stagiaire en Service Psychiatrique vers 1984, j’ai assisté à la pratique du « Packing » consistant à envelopper des enfants handicapés mentaux, déficients psychiques et autistes dans des draps et couvertures ayant trempé dans une baignoire remplie d’eau et de blocs de glace.

    Nous étions tous les membres de l’ « équipe soignante » disposés en cercle et invités à dire tout ce qui nous passait par la tête, à observer l’enfant grelotter mais opérant une sorte de nouvelle naissance.

    J’ai honte de ne pas avoir dénoncé cette pratique stupide et barbare dont j’entends dire qu’elle est toujours d’actualité.

    Je fournis cette attestation à Sophie ROBERT pour qu’elle soit produite en justice et vous fais part de la honte que mon pays et ma profession m’inspirent même si j’aime passionnément mon métier

  2. J’ai été très choqué par les propos de Caroline Eliacheff, qui, sur les ondes de France Culture, s’est permis de traiter le film documentaire Le Mur de « pure escroquerie ». Je pense que ce sont des propos calomnieux et diffamatoires, attentatoires à l’honneur de Sophie Robert, dont l’intégrité intellectuelle est ainsi dénigrée, gratuitement, sans aucun élément matériel de preuve, avec apparemment comme seule intention celle de nuire à sa réputation. Je suis aussi choqué par le fait que la chaîne publique puisse non seulement laisser passer de tels propos, mais même les cautionner, car, à ma connaissance, France Culture n’a fait aucune déclaration pour se distancer des propos de sa chroniqueuse.

  3. Je vous remercie pour votre travail. , Je suis éducatrice spécialisée mais surtout mère de 3 enfants dont 2 atteints d’autisme. J’ai cessé mon activité professionnelle il y a 20 ans pour défendre la cause de ces personnes et éviter à mes enfants devenus adultes aujourd’hui d’être en Hôpital psychiatrique.

    Cordialement
    France Jousserand

  4. Puis-je vous suggérer d’adjoindre des bonus à votre DVD, qui seraient la retranscription non coupée des interviews prétendument manipulées. Celui du prof. Delion est particulièrement stupéfiant. Je ne le croyais pas comme ça.
    Cordialement

  5. Bonsoir,
    Permettez moi de vous confirmer une nouvelle fois notre entier soutien. Votre démarche illustre pour nous, douloureusement, le vécu thérapeutique que nous avions « choisi » par défaut d’autre piste (pas de diagnostic) concernant l’autisme de notre fille, dépistée depuis « asperger » à l’âge de 9 ans.
    Il est très clair que le discours de ces praticiens correspond exactement à l’envers du décor dans lequel nous avons été de piètres figurants. Les explications des psychanalystes nous éclairent avec précision et un effroyable cynisme (où nous reconnaissons, hélas, une forme de candeur et de foi en des croyances d’un autre âge). Elles révèlent les mécanismes et les impuissances psychanalytiques contre lesquelles nous avons buté cinq années, en errance, en doutes et en douleur de ne pas comprendre ce qui arrivait à notre fille, sans solutions pour l’aider, sans nom à poser sur ses comportements si étranges et insupportables parfois.
    Merci encore, vos explications et justifications sont en accord avec votre démarche : il ne s’agissait pas d’un piège. Il s’agit juste d’un révélateur et d’une mise en lumière insupportable pour des personnes qui ont refusé tout simplement de reconnaître l’insuffisance de leur action (rémunérée largement) voire leur totale incompétence en matière autisme.
    Frédérique et Ludovic Glory

  6. Ping : Prise de position : Sophie Robert – Le genre documentaire en danger: Réponse aux psychanalystes | Soutenons Le Mur

  7. Ping : “La psychanalyse dévoilée”. La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme. « Anti-Freud Anti-PsyK

  8. bonjour je suis de tout coeur avec vous
    vous avez fait votre travail ils se sont laissés filmé personne ne les a forcés a dire ses absurdités j espere que la justice enfin si il y en a une comprendra le but du film
    montrer que nos enfants autistes sont en danger avec des personnes qui sont eux meme des cas psychatrique!!!!!!!!!!
    courage!

  9. Merci pour ce documentaire. J’ai un frère autiste profond et j’ai longtemps vu mes parents se battre contre des psy et « spécialistes » pour la santé et le bonheur de mon frère. Enfin un peu de vérité sur cette triste réalité. Je vous fais par de mon soutien de ma part comme de celle de mes parents et de ma famille.
    Merci encore d’éclairer cet obscurantisme.

  10. ce qui montrer dans ce flim est la pure vérité leur discours est ceux que nous avons entendu « c’est de votre faute madame si votre fille a une psychose enfantile vous ne la vouliez pas cette enfant vous et votre mari l’avait rejeter des le début de votre grosses cet enfant  » et nous avons eu droit aussi  » mais madame c’est ça de se droguer pendant la grossesse et de boire de l’alcool  » alors que je n’ai jamais pris de drogue de ma vie ni bu l’alcool oui ils ont bien vite fait de vous dire que cela est de votre vote et cela sans vous dirigé vers de vrai professionnel de l’autisme heureusement pour nous je connaissais l’autisme et j’ai très vite viré cet gens la de ma vie avec de vrai méthode ma fille parle et fait beaucoup de progrès comporte mental ainsi que socialement alors n’écouter pas ces gens la et ne perde pas de temps avec eux c’est eux que l’on devrait condamné pour le mal qu’il font a nos enfants et a nous parent

  11. ce sont eux,les psychanalytes, aveuglés par la toute puissance et incapablesd’admettre les avancées scientifiques,qui ont détruit des générations de parents et d’enfants autistes.Leur rage est à l’image de leur incompétence,et réclamer de l’argent,un réflexe chez eux….il faut que cette sale histoire devienne nationale et internationale pour que la France soit définitivement débarrassée de ces vampires ,et que; les autistes aient enfin droit au suvi qui les fait progresser

  12. Bonjour,

    Vivement Merci car CA FAIT DU BIEN !!! !!

    Depuis que j’ai vu et revu le « Mur » je suis très de savoir que quelqu’un a su montrer de manière évidente le sabir indigent de la psychanalyse.

    Je suis psychiatre de formation depuis 1999 ( mais je me soigne : je « défroque » un peu vers la médecine du sommeil).
    J’ai effectué mes années de formation au CHU de Lyon entre 1992 et 2000 dans un repaire de psychanalystes.
    Ces mots, ceux du crocodile… la bulle de savon … je les ai entendus maintes fois (et plus enrobés) et encore je ne pensais plus qu’ils étaient si cruels et violents, négateurs du sujet autiste (oui, je jargonne…)
    Quant à les entendre dans un documentaire grand public, je tombe davantage de haut et prends la mesure de huis-clos terrifiant de la psyKK française, gestionnaire de fait du soin des autistes, prisonniers involontaires d’une défaite de la pensée médicale, d’un charlatanisme.

    Je me considère devenu psychopharmocologue car les choses en cette matière se précisent même à tâtons. Je réussis à stabiliser de nombreux patients en vertu des recommandations psychiatriques médicales internationales
    Je ne fais pas de psychothérapies ou plus, trop dégoûté de leur flou. En outre, les psychologues correspondants en TCC travaillent mieux que moi… et je peux voir en consultation plus de personnes en souffrance (mince je suis un humaniste avec de l »éthique).

    J’ai honte aussi d’avoir neuroleptisé et d’avoir fait partie du système concentrationnaire de l’autisme français,  » ch’ai obéi aux ortres, ach ze chuis zinnocent… ach krieg gross malheur, kolossale méprise » (je ne ris pas quand j’écris cela mais je me décentre car c’est dur d’avoir fait « ça »)
    A quand un Nuremberg de la PEC de l’autisme français…

    Je me recentre sur ce que la médecine psychiatrique me paraît devoir être : une articulation entre l’organique et le comportement (et le cognitif bien sûr).

    Je découvre de nombreuses pathologies organiques étiquetées sous le vocable « dépressions » depuis des années car il est plus simple de dire cela que de chercher autre chose de manière plus fouillée,  » et cela les renvoie à leur vécu » dit-on…
    Je prescris du Baclofène aux personnes alcooliques & de la Ritaline à des enfants TDAH si nécessaire ou parfois à l’essai (on arrête si cela ne fonctionne pas) sasn chercher le miracle mais en essayant.
    Je cherche d’autres pathologies que l’évidence psycho-bidule ainsi décrite :  » c’est le stress… » ou bien : « …parce que je suis divorcé-e que je vais mal ou eu mon fils va mal… »

    J’ai été assistant des hôpitaux psychiatriques de 1999 à 2004, après ma thèse, en service d’autistes adultes et de polyhandicapés, reliquats d’anciens services de pédopsychiatrie désinvestis par les pédopsychiatres après en avoir profité pour les fonds nécessaire aux CMPP (NB : oui les autistes prennent de l’âge).

    J’ai été à cette époque surtout un médecin généraliste patient à la recherche de douleurs banales de fièvres de soucis dentaires, gynécologiques ou autres pour expliquer de manière plus pertinente les crises de rage ou d’automutilations et non à cause de la visite avancée de la mère le dimanche à 13h 30 et à 15 h30 parce qu’elle recevait de la famille chez elle… – NB : 45 mn de trajet bus en aller simple !)

    Nous avons heureusement été formés grâce à l’initiative du chef de service à de pratiques innovantes comme celle de Théo Peteers avec des parents professionnels mais les pesanteurs mentales acquises depuis des décennies en HP font que tous ces innovations tombaient  » à coté » et ne pouvaient pas être intégrées au quotidien des jeunes autistes (et des pas jeunes du tout) à notre charge par manque de personnel, non respect par l’administration de ces temps de PEC éducative spécialisé, pénurie de locaux & de moyens…etc.
    Bref, du gâchis !

    Voir le « Mur » est donc une bouffée d’air grâce à Mlle ROBERT qui montre le délire de toute une profession tel que je l’ai vu de la part de cette génération de psychiatres née en 1940 – 1960.
    Ils ont eu le mérite (majeur) de transformer l’asile de fous en hôpital décent mais ont inscrit cela dans un édifice idéologique & fumeux autoprédicteur qui tourne « fou ».
    Cette génération m’a enseigné l’astrologie quand je recherchais l’astronomie. Les mots sont pareils mais pas leur objet.
    J’ai appris à la dure que la pendule arrêtée de la psychanalyse est juste deux fois par jour mais sans jamais savoir quand.
    Quand vous avez des professeurs de psychiatrie (en titre) qui vous somment d’attendre plusieurs jours ou semaines la prescription d’un antidépresseur pour « récolter le matériel psychique…sic » d’un patient en souffrance mélancolique ou psychotique. Allez faire cela en cancérologie…
    Cette génération de psychiatres psychanalystes (et les leurs disciples actuels) n’est pas déontologique et devrait se voir jugée au tribunal pour contrevenir au Serment d’Hippocrate : savoir se (re)mettre en accord avec les données actuelles de la science et refuser les traitement non démontrés.

    Je suis heureux de savoir reconnu et affiché visuellement ce que je sais depuis longtemps : « le roi est nu » mais que dire quand on est psychiatre, c’est se « griller » dans le milieu alors on ne dit rien… On veut faire partie du groupe, d’avoir une stature sociale, de payer son loyer ou le crédit en fin de mois, pouvoir dire bonjour aux collègues sans se sentir ostracisé au-delà du malaise majeur.

    Je crois que c’est plus simple d’être pédophile dans ce milieu car il y aura une « élaboration » à ce titre, que de se démarquer hors du champ institutionnel « psyKK » car là il vaut mieux déménager à l’autre bout de la France.

    J’ai vu un psychanalyste agresseur sexuel recevoir des soutiens discrets ou passifs en étant publiquement quasi-excusé du fait du mérite & du poids de ses écrits analytiques passés alors que la victime (adulte) a été passé par pertes et profits : « Elle a séduit le psy dans le transfert et a hystérisé … C’est Anna O. »

    Bref, je bavarde…, je reste assez désabusé mais sachez que je vous remercie Mlle ROBERT de votre oeil actif et démonstratif.
    Recevez ma gratitude infinie pour les autistes et leurs parents que j’ai côtoyés dans l’affliction et la peine à vivre ce handicap.
    Je vais essayer de faire diffuser votre documentaire auprès de mon entourage professionnel (modeste) et personnel.
    Et m’empresser d’acheter votre DVD plus pour vous soutenir que pour le support physique de votre oeuvre.

    Dr J.S Houot
    St Jean Le Vieux – Ain

  13. Bravo, Chère Madame, pour votre combat et votre lutte contre les ténors de la psychanalyse en place qui croient tout connaître et veulent surtout ‘régner’ plutôt que d’aider réellement, sincèrement et fondamentalement leurs patients.
    Comme pédagogue musicienne j’en ai beaucoup vu…
    Or, c’est toujours quand on me dit « Laisser-nous faire notre métier » qu’il faut avoir tous ses sens en alerte et se méfier, d’abord pc ces personnes ne sont pas à l’écoute de ceux qui les mandatent, ensuite pc elles érigent leurs connaissances et savoir comme l’ultime solution, alors qu’il faut toujours essayer de s’améliorer, et d’encore et encore confronter ses idées avec autrui pour ne jamais cesser d’apprendre et d’affiner ses méthodes…
    L’homme qui a collé chez moi des carreaux verticalement représentent de l’eau coulant horizontalement, m’a dit ‘Madame, vous n’allez pas m’apprendre mon métier que je pratique depuis 20 ans’, et pourtant il avait mis les flots d’eau debout…En vérité, psychanalystes ou pas, très peu de personnes peuvent admettre qu’elles se trompent, et encore moins se remettre en question, par contre, beaucoup sont intéressées…par autre chose que le bien-être et l’évolution positive de leurs proches…Dites-nous comment nous pouvons encore mieux soutenir votre démarche contre ces ‘prophètes’ et ‘gourous’…

  14. On est tous là à dire la même chose mais y’a bien un Mur entre l’immense majorité des parents qui n’en peuvent plus de voir tout le fric qui pourraient être dépensés pour aider leurs enfants foutus en l’air, ainsi que la communauté scientifique qui a démontré depuis longtemps que la psychanalyse est au mieux une religion, Et le terrain.
    Combien va t’il falloir de mois, d’années pour voir disparaitre la psychanalyse et qu’enfin l’argent aille dans les prise en charge ayant démontrées leur efficacité partout? Combien d’enfants sacrifiés? On peut faire quoi, nous, pour hâter les choses? J’espère que le Mur y participera…

  15. Le « dossier CIPPA » est précisément abordé dans la réponse de Sophie Robert.
    A noter que, selon la présentation de ce dossier, les psychanalystes obtiennent de bons résultats avec les autistes. Aucune évaluation n’a jamais été faite (refus frontal de la profession). Il faut donc croire SUR PAROLE ces personnes. C’est proprement ahurissant, ce « c’est vrai parce que nous le disons ».

  16. Madame,
    je ne sais pas si vous êtes thérapeute vous-même et où vous ont mené vos recherches. en tout cas je voudrais vous mettre au courant que, de l’autre côté de l’Océan, il y a des groupes d’autistes adultes qui se réunissent pour protester contre les traitements ABA qu’ils ont du subir dans leur enfance (eux ils parlent de maltraitances). Il s’agit du groupe Neurodiversity (Michelle Dawson est leur avocat, qui publie régulièrement avec Mottron auteur de – Autisme, une autre intelligence). Vous pouvez lire un interview avec eux dans le Monde du 15/12.

    Il y a aussi le groupe Autism Rights Mouvement.

    Je vous met ici un lien vers une série de journal récent:  » An autism treatment called applied behavior analysis, or ABA, has wide support and has grown into a profitable business. It has its limits, though, and there are gaps in the science. » By Alan Zarembo, Los Angeles Times December 15 2011
    > The complete article can be viewed at:
    > http://www.latimes.com/news/local/la-me-autism-20111215-m,0,289566.story

    Je finis par vous dire – et je suppose donc que vous n’êtes pas thérapeute parce que ça fait preuve d’ignorance – d’abord que ABA et TEACCH + les autres méthodes n’ont rien à voir l’un avec l’autre. ABA est conditionnement pur et dur. Teacch est plutôt « thérapie écologique » – on adapte l’environnement aux difficultés des personnes autistes. Ayant une longue formation en psychothérapie comportementale et comme psychanalyste – je peux vous dire que les Thérapies Cognitivistes récentes sont beaucoup plus ouverts au terrain inconnu du psychè humain et s’inspirent d’autres choses que les conditionnements durs.
    Pour l’autisme ils choisiraient pour Mindfullness, relaxation etc. et certains d’eux sont intéressés à Floortime (ici en Flandres il y a très peu d’ABA).

    Pour la question de maltraitance, avant que vous continuez vos attaques contre une psychanalyse, pourriez-vous vous informer sur l’histoire et les fondements d’un certain comportementalisme (non cognitiviste) s.v.p? Voici l’archive que le groupe Neurodiversity à élaboré.

    http://www.neurodiversity.com/library_index.html (neurodiversity.com
    Library of the History of Autism Research, Behaviorism & Psychiatry). Tous les articles sont accessibles en PDF.

    Pour ceux qui n’ont pas envie de lire, je vous invite à ouvrir quand-même. Il s’agit d’articles des années ’50 – ’60 – ’70/ période de « mai ’68/ sur l’utilisation de chocs éléctriques et de LSD, pour traiter des enfants « autistes, psychotiques et schizofréniques ». En voici quelques examples:

    1969 Use of pain and punishment as treatment techniques with childhood schizophrenics J.Q. Simmons 3rd, O. Ivar Lovaas American Journal of Psychotherapy 1969 Jan;23(1):23-36 .pdf

    1969 The use of psychedelic agents with autistic schizophrenic children Robert E. Mogar and Robert W. Aldrich Behavioral Neuropsychiatry 1969 Nov;1(8):44-50

    Modification of Autistic Behavior with LSD-25
    James Q. Simmons III, J.D., Stanley J. Leiken, M.D., O. Ivar Lovaas, Ph.D., Benson Schaeffer, M.A., and Bernard Perloff
    American Journal of Psychiatry, May 1966, pp. 1201-1211.

    Intéressant aussi, avec photos où vous voyez comment un assistant de Lovaaz frappe un enfant autiste dans le visage pour lui désapprendre ses problèmes de comportement:
    1965 Screams, slaps & love (feature about the UCLA Neuropsychiatric Institute) A. Grant (photographer) Life, 1965 – c’est un interview avec Lovaaz qui explique et justifie ses/ces pratiques

    Intéressant est que la colère est aussi grand des deux côtés de l’océan, mais que le cible est différent. Intéressant aussi qu’aux Etats Unis ce sont les autistes eux-mêmes qui prennent la parole contre la commerce ABA et ses maltraitances (ne soit ce que par l’hypercontrôle et les tentatives – souvent râtées, d’adapter l’enfant aux normes préétablis).

    Je doute un peu que mon message trouves une place sur votre site.

  17. que dire…………?

    Mon service intègre en dehors du travail de guidance et d’écoute familial une rencontre tous les 3 ou 4 mois avec la totalité des familles; à aucun moment des critiques de ce registre n’y sont entendues, clairement les familles bien autonomes relativement aux équipes (incluant les psy )engagées dans la « prise en charge » (puisque traitement est devenu « un gros mot »!!) de leurs enfants; j’ai prévu lors des réunions à venir de proposer comme source de débats le documentaire en question, aussi les réactivités incluses dans la communication CIPPA…, je suggererai cela aussi aux IME locaux, on verra .

    Comment produire toutes référence théorique confondues, sur l’autisme et troubles du spectre comme il est dit maintenant, en gardant une distance relativement aux positions théoriques et opposées s’agissant de nous, nos positions idéologiques et partisanes, l’autre s’affichant dans la dimension scientifique; la conjoncture est bien difficile sachant la force de pression de la fondation Fondamental (l’interêt, la necessité des travaux de Leboyer, Bourgeon…ne sont pas contestables) incluant dans son comité d’éthique l’ancienne présidente de Autisme France !

    Dans un échange récent avec Mme Bachelot consécutif au documentaire en question et à la réactivité des députés Rouillard et Fasquelle, je suggérais à la Ministre la question suivant : quelle est la pratique la plus « barbare » (lexique bien connu de Léa pour Samy) des 40h /semaine d’aba (je sais que ce quantitatif là n’est plus retenu dans ce protocole, personne ne s’interrogeant sur le pourquoi de cette réduction) et de l’enveloppement humide (la formulation de mon service), sa séance hebdomadaire de 45 mn, l’enfant jamais forcé.

    En continuité de ce propos j’observe que dans le retour de S Robert, s’y affichant sa dépendance de Léa pour Samy…tout est dans , je cite  »…application d’un programme qui encadre la personne du matin au soir y compris à le maison… » m’étonnant, suggestion de ma communication avec la Ministre, de l’absence de critique relativement à une telle formulation….- Skinner et son travail d’origine sur nos chers cousins les chimpanzés n’est toujours pas très loin ainsi que Lovaas et ses réponse aversives (abandonées je sais dans les protocoles actuels)- ..les enfants doivent surement en redemander.

  18. Ping : CIPPA vraiment ce qu’on pense, Vol. 2: quand la bulle boit l’eau… « Jean-Maŕìe de Lacan

  19. Ping : Communiqué officiel de Nathalie Poussive « COPPA

  20. Les deux dernières réponses sont étonnantes : il existe aujourd’hui un collectif d’associations représentant environ 30.000 familles qui tiennent toutes le même discours.

    Le lien vers la pétition permet d’ailleurs de lire environ 200 commentaires de parents d’autistes qui se corroborent tous (et quelques dizaines d’autres de personnes apparemment extérieures).

    Ainsi donc, des milliers de familles ont une hallucination collective : tout se passe bien…

    Quant au parallèle entre ABA et dressage de chimpanzés, il est d’une mauvaise foi et d’une malhonnêteté révoltante.

    Cette méthode (avec TEACCH notamment) est réclamée à corps et à cris par les familles en France. Ces familles seraient donc manipulées et naïves au point de réclamer une méthode inhumaine et dégradante pour leurs enfants?

    Pourtant les parents étrangers d’enfants autistes, qui ont la liberté, eux, de choisir le mode de prise en charge sans se ruiner, choisissent TOUS des méthodes non-psychanalytiques, et dans leur écrasante majorité des méthodes cognitivo-comportementales.

    Tous ces parents sont des abrutis complets, de grands naïfs que la psychanalyse, seule dans son prétendu respect de « la singularité du Sujet », pourrait sauver de l’abyme?

    Mais que nous chantez-vous donc? Vous prenez les gens pour des demeurés? Ou êtes-vous véritablement endoctrinés?

  21. Les mouvements de protestation contre ABA ont tout à fait leur place, la différence, c’est que les autistes peuvent s’exprimer pour critiquer!!

    L’article de Laurent Mottron (très instrumentalisé par les anti-tout sauf ce qui est français) fait l’objet d’une critique argumentée sur le site http://www.soutenonslemur.org, allez donc donner des leçons à l’auteur de la critique (lui-même autiste à ma connaissance d’ailleurs).

    Où sont les enfants autistes des années 80 qui sont passés par nos miraculeux hôpitaux de jour?

    De surcroît, PERSONNE (et surtout pas les familles concernées) ne croit au miracle. On sait bien qu’aucune méthode n’est parfaite, mais certaines produisent quelques résultats, quand les autres, encore une fois… où sont les enfants autistes français des années 80?

    Par ailleurs le mouvement initié par Laurent Mottron ne fait pas l’unanimité, vous faites un parallèle d’une mauvaise foi éhontée entre cette tendance outre-Atlantique d’une part, et une lame de fond en France, d’autre part. Ici en France des familles vendent leur maison, se surendettent pour offrir un avenir à leurs enfants parce que l’Etat préfère financer des prises en charge qui barrent l’accès aux méthodes comportementales.

    Si la psychanalyse est si formidable, si les hôpitaux de jour sont tuos formidables, qu’avez-vous à craindre, pourquoi cette hargne?

    C’est bien simple : laissons une EGALE chance aux différentes prises en charge, et dans 20 ans, nous comparerons par quelles méthodes sont passés les autistes qui font leurs besoins seuls, qui parlent, qui se nourrissent seuls, etc., et par quelles méthodes sont passés les autres…

  22. J’admets tout à fait la vulgarité de mon propos ….elle est simplement en miroir d’autres excès cela n’est pas il est vrai une justification, j’ai habituellement plus de retenue.
    Néanmoins Skinner chercheur aux travaux non contestables ayant produit des protocoles de conditionnement opérant était bien primatologue; il travaillait sur les chimpanzés comme Prémack sur les gorilles.
    Avez-vous remarqué à la suite de l’émission d’Alain Bedouet un auditeur cite Skinner, comme une des personnalités soutien de S Robert , Skinner mais peut-être ne parle t-on pas du même doit être décédé depuis bien longtemps…un détail.
    Pour le reste hors invectives que vous connaissez le débat est bienvenu,
    Mms Barthélémy Rogé, Rivière… et autres Fombonne,Poopers, sont très écoutés, appliqués quoique vous en pensiez dans notre pays, soyez assuré de cela,

  23. Bonjour
    Je travaille depuis 30 en psychiatrie de l’enfant. Je trouve que vous avez un manque de respect pour toutes les personnes qui ont apporté leur aide et soutien a des enfants et des familles en grandes difficulté.Les familles sont la plupart du temps désolées que l’on ne puisse plus recevoir leurs enfants par manque de moyens.
    Mais surtout pour lever un grand malentendu ou un apriori je vous propose d’assister à mes consultations de familles pendant une semaine, vous pourrez peut être en faire un bout de film et vous allez enfin écouter ce que peuvent nous dire les parents dans l’intimité.Vous ne parlerez plus de la même manière ensuite, je le pense.Vous avez mon mail
    DS

  24. Tout d’abords, Le mur est un excellant documentaire qui doit être diffusé et vu par le plus grand nombre. Et j’attend avec impatiente les suite, puisque c’est le premier d’une serie.De plus les bonus doivent absolument être vu pour bien comprendre le contexte et de quoi il s’agit.
    Ce doc , démontre une chose primordiale, c’est que les spys, sont passés des science humaines à l’ésotérisme ou une religion dogmatique. Au mieux c’est une science flou .car il n’a y a rien de scientifique dans leur approche qui se révèle très bien dans le mur. Pire la seul référence à la biologie est un argument arbitraire non démontré, sortie dont ne sais ou , par un des psy?.
    Les parents d’autistes sont culpabilisés de façon aberrantes et les enfants absolument pas pris en charge et servent aux expérimentation des théories et « thérapies » fumeuses psychanalytiques de toutes obédiences . On ne peut qu’être révolté par l’intention portée par ces prétendus grand pontes de la psy, aux autistes. Il y aurait tellement ) dire sur les propos effarent et surtout révoltant entendu dans ce doc que des pages et des pages n’y suffiraient pas..
    Quand au procés et à la plainte, ils démontrent que leur stratégie et bien de faire disparaitre toutes critiques et toutes informations sur ce sujet. C’est la même stratégie employé par les mouvements sectaires qui consiste à asphyxier financièrement les productions afin de les paralyser . Si ces psy etaient vraiment conséquent d’un point de vu scientifique, ce n’est pas devant la justice par des amendes, qu’ils auraient du demander justice, mais en demandant un droit de réponse scientifique. Il démontre par leur stratégie qu’ils n’ont pas la possibilité théorique et thérapeutique de démontré ce qu’il énonce scientifiquement et que tous cela ne repose que sur une spéculation. et de l’arbitraire intellectuel.
    J’espere que non seulement ce jugement inique va être cassé mais que la suite pourra vous permettre de continuer a faire des documentaire de cette qualité.
    J’ai lu sur le site lemursoutien, que des politiciens ce mettaient à prendre conscience de la situation. Espérons qu’ enfin il se passera quelques chose dans le bon sens.
    en tout les cas je ne sais comment vous soutenir autrement que part des posts,et des propos, mais je suis prêt à m’ engagé si il y à des actions à mener pour défendre votre documentaire et sa suite..

  25. Je suis tout à fait d’accord avec le dernier commentaires: le temps et les exempls sidérant d’amélioration de la vie des enfants qui ont eu accés aux méthodes développementales ou comportementales donneront raison aux pa

  26. Je suis tout à fait d’accord avec le dernier commentaires: le temps et les exemples sidérant d’amélioration de la vie des enfants qui ont eu accés aux méthodes développementales ou comportementales donneront raison aux parents et soignants qui soutiennent le MUR et Sophie ROBERT. J’invite tous les parents à faire évaluer leur enfant en CRA pour avoir un diagnostic puis à vite sortir du système pour mettre en place les méthodes adhoc (tous n’est pas aussi cher qu’on le dit – surtout en province – dommage pour les parisiens) … Certaines personnes des CMP (notamment les Psykk), devant les progres des enfants sont capables de nos jours de dire « mais s’il progresse c’est qu’en fait, il n’était pas autiste » – un comble! Donc évalution du CRA à l’appuis, les parents pourront prouver l’efficacité de la méthode.
    Pour finir, quand on reparle de l’exemple de la bulle de savon, moi aussi, je fait des bulles avec mon fils mais on se marre tous les deux de ce jeu …parce qu’on est rentré en communication grâce à une stimulation intensive et depuis bientôt 2 ans: je n’ai pas attendu qu’il se passe quelque chose, sinon, on peut toujours attendre. je ne suis ni déprimée, ni une mére crocodile ou incestueuse (attention vous me diffamez….) juste une maman qui se bat tous les jours avec le reste de la famille pour que notre petit loup aille de mieux en mieux, et ça marche. Alors Messieurs les Psykk du film, passez votre chemin, on n’a pas besoin de vous. Vous faites trop de mal !!

  27. J’ai vu le film « Le mur », véritable arnaque. Si cette journaliste était honnête , elle montrerait le film avant montage et après. Ce qu’elle a fait, des révisionnistes de tout bord l’ont déjà pratiqué pour justifier la négation de camps de la mort.
    Une honte pour le journalisme !!

  28. Ping : Lettre ouverte à Daniel Fasquelle « COPPA

  29. Chère madame Robert, la première fois que j’ai vu « Le mur » j’ai bien ri. J’ai trouvé les psychanalystes tels qu’en eux mêmes, arrogants, « déconnants », bourrés de certitudes à propos du rôle néfaste des mères et de la fameuse « forclusion ». J’ai été analysé dans les années 70, (mal sans doute !), été aux séminaires de Lacan, en supervision avec un des médecins collaborateurs de Mannoni, blablaté à longueur de cartels, etc. Seul bémol, la manière dont on s’en est pris à mon vieil ami Delion, un « type vraiment bien » comme homme. Ce qu’il a dit à propos de Bettheleim n’est pas faux, au fond. Cet auteur à la condition de le resituer dans son contexte a montré en effet comment un autiste pouvait « fonctionner ». A partir de là sa théorie est un amalgame de choses indéfendables. Et comme auparavant Kanner, il a continué l’oeuvre de destruction des mères. Donc, je redis mon respect et mon amitié pour Pierre. Pour le reste, bravo pour votre travail, qui bien entendu est aussi un choix de montage, une oeuvre documentaire avec ses limites. Je ne suis pas sûr que Nicolas Hulot ne fasse pas un choix dans les centaines d’heures de ses films. Au total les paroles et les comportements (!) des gens que vous montrez sont conformes à ce que quelques dizaines ou centaines de fanatiques de la psychanalyse appliquée aux autistes continuent de véhiculer. Vous savez j’ai entendu Maud Mannoni en chaire, en majesté, à l’Ecole Freudienne ou ailleurs, affirmer qu’il fallait « trois générattions de femmes pour faire un autiste »!!!
    Pierre Sans

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